Jean Gillibert

JEAN LAPLANCHE
8 avril 2024
JEAN LAPLANCHE
8 avril 2024

Introduction par Yves Manela

Nous vivons une époque étrange de fourvoiement où pour donner une soi-disant connaissance médicale organique à la psychiatrie la maladie mentale se doit d’être neuro-développementale et neuro psychiatrique. Les différents chercheurs du monde entier se sont attelés à cette tâche. La plupart d’entre eux sont prudents et soulignent la modestie de leurs avancées. Ce n’est ni le cas des laboratoires pharmaceutiques ni des politiques ni des journalistes ni de la haute autorité de la sante en France. Rien n’est trouvé sauf quelques avancées génétiques mais il s’agit de construire un modèle sur des promesses hypothétiques sans aucun substrat démonstratif. Cette matérialité cérébrale et chimique fait passer au second rang les relations, l’environnement et l’histoire pour des structures d’évolution plus ou moins linéaires, des états sans transformations successives, les maladies mentales. Cette rêverie erronée qui pousse à se servir de recherches encore non abouties abusivement utilisées dénigre la psychiatrie. C’est pourquoi je vous propose une conférence sur le rêve et l’onirisme dans sa complexité qui met à bas la matérialité d.une psychiatrie technique qui n’existe pas.

Jean Gillibert psychiatre, psychanalyste et homme de théâtre nous propose en 2010 dans le cadre des conférences de Lamoignon une réflexion sur le rêve de la nuit ou l’accomplissement a eu lieu et l’onirisme si important qui est une promesse et un désir d’accomplissement.

Edgar Allan Poe a écrit : « ceux qui rêvent éveillés ont connaissance de mille choses qui échappent à ceux qui ne rêvent qu’endormis » . L’onirisme, le songe, est une action immobile non agissante, geste de la vie. Quand au rêve il se donne comme gardien du sommeil et prophétie du passé : ça a eu lieu ce n’était qu’un rêve, pense le rêveur soulagé

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